Dans Gouvernance,Ressources Naturelles

Ouverture formation des femmes journalistes

C’est ce lundi 2 Mai 2016 que s’est ouverte dans la salle de conférence Flamingo  du Park Hôtel à Lubumbashi  la 3ème édition de la formation des femmes  journalistes  sur les ressources naturelles.

Prenant la parole, le directeur de l’OSISA  Dr Claude KABEMBA a rappelé l’importance qu’accordent les organisateurs à cette formation.  Après avoir brossé le tableau sombre de la gestion des ressources naturelles en RDC, il a démontré que les médias n’avaient pas joué comme il faut leur rôle d’informer et de sensibiliser l’opinion sur la nécessité d’exercer le contrôle citoyen pour que les ressources naturelles profitent à tous. Pour lui, les médias, au lieu d’agir en tant que trait d’union entre les gouvernants et les gouvernés,   assistent plutôt  impuissants à la mauvaise gouvernance, aux pillages des ressources naturelles, à l’effondrement de l’Etat etc.

Voilà  pourquoi, a-t-il souligné, que l’OSISA s’emploie à aider à ce que les médias comprennent les enjeux et défis du secteur  afin qu’ils réorientent les actions vers la défense des intérêts de la société. A travers cette formation des femmes journalistes, le Directeur de SAW a souhaité voir émerger une nouvelle classe des citoyens capables de défendre les valeurs telle que la bonne gouvernance de nos ressources naturelles en réclamant leur bonne gérance. Il est question pour lui de donner un peu d’enthousiasme dans ce métier en dotant les journalistes femmes de surcroît des connaissances en rapport avec ce secteur  très important pour notre pays.

« Les médias jouent un rôle important en tant qu’instrument social sensé informer et susciter la réflexion sur les forces en présence dans la société. Ils ont aussi le rôle de donner les options  car une société qui avance rencontre des contradictions. Et justement dans ce contexte, leur rôle est dans la divergence d’opinions de construire le consensus. Consensus susceptible d’assurer la promotion des valeurs, celles-là même qui construit la société et réduit les tensions sociales  ». Et de conclure, « le pays se construit par des  hommes et femmes qui se dépassent, au prix de l’humiliation, de sacrifices. »

Pour sa part, Mme Euphrasie AMINA a rappelé l’historique du programme SARW de l’OSISA qui vise,  face à la sous représentativité des femmes dans le secteur des ressources naturelles, de former un noyau de près de 200 femmes entre 2013 et 2016 qui comprennent la problématique de la gestion de ce secteur clé de l’économie nationale congolaise et sensibiliser d’autres en soutenant le plaidoyer  pour l’implication des femmes dans la gouvernance des ressources naturelles, secteur qui touche indéniablement aux droits et interêts des femmes, principales victimes de la mauvaise gouvernance de ce secteur.

A ce jour  75 femmes  venant de la société civile,  des entreprises et du parlement ont été formées sur les mines, les secteurs forestier et pétrolier à raison de 40 en 2013 et 35 en 2014.

Pour cette présente édition, 0SISA a choisi les journalistes , question d’amplifier la voix de toutes ces femmes qui se battent pour que les ressources naturelles profitent à tous. Elle a aussi déclaré qu’à l’issue de ces 5 jours d’enseignement, un mouvement  des femmes avec un comité bien structuré va être lancé  pour assurer le plaidoyer pour la prise en compte des questions sexo spécifiques inhérent à la gouvernance des ressources naturelles.

Après la cérémonie d’ouverture s’en sont suivi les exposés

Interagir

Nous écrire

*


*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>