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2ème édition de la formation des femmes sur la gestion des ressources naturelles

2ème édition de la formation des femmes sur la gestion des ressources naturelles

Le gender sur la table de refléxion

L’exploitation des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo est une question majeure pour la population congolaise en générale. A cet effet, l’Osisa (Open Sociéty Initiative for Southern Africa) au travers son programme Sarw a organisé la 2ème  édition de la formation « sur le renforcement des capacités des organisations féminines dans la gouvernance des ressources naturelles minières, forestières et pétrolières ». Nick Elebe, directeur pays d’Osisa et Esther Kamwanya (directrice en charge des questions sociaux économique) représentante de la ministre intérimaire du Genre Famille et Enfant, ont conjointement présidée la cérémonie d’ouverture desdits travaux, hier, lundi 27 octobre 2014 à l’hôtel Sultani à Gombe.

Ayant réuni les femmes de onze provinces  de la république, l’objectif principal de ses assises est celui d’expliquer la politique de gestion des revenues générées des ressources naturelles du pays aux femmes défenderesses des droits et intérêts des congolais en général et des populations locales et communautés locales en particulier.

S’adressant aux participantes, ces deux hôtes les ont exhortés à être plus actives lors des échanges. De s’approprier de ses questions et d’en faire des recommandations qui vont aider les politiques à la mise en place d’un système de gestion meilleure. Car, la tenue de cette 2ème édition est l’une des recommandations de la première afin de proposer des pistes d’une part ou encore des solutions aux défis à relever par le pays de l’autre part.

Elles vont, en outre, parler des questions sur le fonctionnement des régies financières et le mode de payement des taxes par les entreprises de ces trois secteurs ainsi que l’impact environnemental de l’exploitation pétrolière, minière et forestière sur l’ensemble du territoire national.

Car, les études menées par les organisations non gouvernementales à tous les niveaux ont démontré que l’exploitation des ressources naturelles est à la base des mauvaises conditions de vie des femmes vivant dans ces zones.

Ainsi le rapport récent est celui d’une étude menée et publié par Sarw (Southern Africa Ressources Watch) en 2013  sur l’exploitation de l’or en République Démocratique du Congo intitulé : « le coût de l’or congolais : la pauvreté, les abus et l’écroulement des structures familiales et communautaires». En résumé cette étude démontre que la problématique de la qualité de la gouvernance du secteur minier et son impact négatif sur les moyens d’existence et l’accès aux droits économiques et sociaux des femmes vivant dans les zones minières.

Respect du genre : une lutte

Esther Kamwanya a exposé sur : « genre et exploitation des ressources naturelles en RDC : opportunités, obstacles et défis à relever ». Dans son intervention, l’oratrice a souligné que la prise en compte de la dimension « genre » dans l’exploitation des ressources naturelles est possible. Cela est garanti par la Constitution en ses articles 13 et 14 et dans la stratégie nationale d’intégration du genre dans la politique et programmes du développement national que le gouvernement a adopté. Elle a ainsi cité un bon nombre d’instruments juridiques.

Pour palier à cette situation, elle a énuméré quelques défis à relever sur tous les plans : Sur le plan juridique : il faudra disposer des textes juridiques qui protègent l’environnement naturel, la santé et les droits des femmes en abordant les questions liées aux responsabilités sociétales des entreprises ;
Sur le plan politique : militer pour éradication des conflits, sources des violences dont les femmes sont les premières victimes.
RDC doit s’approprier de la Vision minière africaine

La deuxième intervention était sur : « la présentation de la vision minière africaine et du baromètre des ressources naturelles en Afrique Australe ». Elle était faite par Dr Claude Kabemba, directeur régional Sarw.

Dans sa communication, il a noté que la Vision minière africaine contribuer au renforcement de la modernisation de l’Afrique grâce à ses ressources minérales. Elle a pour but de créer une exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir le développement socio-économique durable. Cependant,  Elle vise essentiellement à intégrer le secteur des ressources naturelles de l’Afrique dans le processus de développement économique et social du continent

Il a, en outre, souligné que, la vision va donner des nouvelles orientations à la politique et octroi de licences afin améliorer la gestion des recettes minières. Elle va faciliter la gestion des systèmes d’informations minérales géologie. Ce mécanisme permettra d’améliorer le taux d’exploration et la mise à jour des inventaires minéraux ainsi qu’améliorer les capacités institutionnelles.

Il a clôturé son intervention en soulignant que la RDC est dans la politique de déclaration des entreprises œuvrant dans le secteur minier alors que le pays devrait faire des recherches pour quantifier ces ressources en prenant compte l’exploitation artisanal. Telle est d’ailleurs la recommandation de la vision minière africaine, qui devienne voudrait à ce que le pays s’approprie de cette politique en procédant à la  démocratisation des services. En parlant de la démocratisation, on fait allusion à la gouvernance et participation, renforcer la transparence, améliorer la participation du public et enfin renforcer les programmes de gestion environnementale et sociale.

Thématiques

Pour bien cerner toutes ses questions, les participants aborderont des questions relatives aux :

Politiques générales des secteurs minier, pétrolier et forestier ;
Exploitations, gestion, exportation et commerce des minerais ;
Exploitation forestière et communauté locale ;
Différentes législations du secteur des ressources naturelles ;
Questions liées aux responsabilités sociétales des entreprises ;
Questions environnementales, fiscales ;
Processus de transparence initié dans l’exploitation des ressources naturelles au niveau international, africaine et national ; et
Organisation du plaidoyer de coalition et de réseautage dans le secteur des ressources naturelles.
Dorcas NSOMUE