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Formation sur la gestion des minerais et le pétrole en RDC

Meilleure politique de gestion des ressources naturelles congolaises

Les femmes journalistes en formation sur la gestion des minerais et le pétrole en RDC

Les questions relatives à la meilleure politiques de gestion des ressources naturelles en République Démocratique du Congo est une préoccupation majeures pour les communautés locales d’une part, et, pour les  organisations de la société civile en général de l’autre part.

A cet effet,  la fondation Open Sociéty Initiative for Southern Africa (OSISA) au travers son programme Sarw organise une formation à l’intention  des Femmes Journalistes placée sous le thème : « Gouvernance des ressources naturelles : minières et pétrolières » en République Démocratique du Congo. Cette session de formation est organisée du 02 au 06 mai 2015, à l’hôtel Park-hôtel dans la commune de Lubumbashi, située dans ville de Lubumbashi, chef lieu de la province de Haut Katanga.

Notons que cette formation est  la 3ème Edition qu’organise Osisa, après les 1er et 2ème tenues en 2013 et 2014, qui avaient focalisées les ateliers sur les mêmes thèmes.

En ce qui concerne la séance d’ouverture officielle, le mot de bienvenu était dit par le docteur Claude Kabemba, directeur régional Southern Africa Ressources Watch (SARW).

Dans son intervention, Claude Kabemba a relevé l’importance de cette session de formation mais aussi l’implication totale des professionnels des médias à des questions cruciales des ressources naturelles. Car, il est important de mener des actions de plaidoyers en vue de pouvoir sauver les vies humaines, qui sont d’un côté les communautés locales et de l’autre côté, ces personnes constituent la ressources humaines pour les entreprises minières, mais qui sont jetés à leur propre sort.

Face à cette situation, le directeur régional a exhorté les participantes à poser des questions de fond sur cette question de gestion des ressources naturelles. Que faire pour sauver les communautés ?; Quels sont devoirs et les obligations des entreprises d’exploitations minières ?, etc.

Après ce mot, Mme Euphraise Amina, chargée du programme justice et Economique de l’OSISA, a fait le rappel historique des travaux précédents (donc la 1er et 2ème éditions) et les liens entre le journalisme et la gouvernance des ressources naturelles.

Pour cette 1ère journée, 4 sous-thèmes ont été exploités.

La 1ère intervention était celle de trois dames dont Dominique Munongo (Centre de développement pour la Femme), maitre Vianney (Action contre l’impunité pour les droits de l’homme) et Rohida Kapesa (Commission épiscopale sur les ressources naturelles, CERN), ces femmes ont fait la récapitulation et l’évaluation de l’impact de deux premières formations, notamment, forces, faiblesses, opportunités et défis à relever.

La 2ème intervention était essentiellement focalisé sur le module mine. Elle était donnée par le professeur Arthur Kaniki.

Dans son exposé, le professeur a mis l’accent sur l’industrie minière, le cadre légal, la gouvernance, les revenus du secteur, le rôle des acteurs et différents services.

Outre ces sujets abordés, les questions sur les droits humains, les responsabilités sociétales des entreprises, le genre dans la gouvernance des ressources minières et les questions environnementales et artisanat minier n’ont pas été oubliés.  Et, d’ailleurs, les participantes étaient très attentionnées à tous ses panels.

Dans sa conclusion, le professeur a fait savoir à l’assistance que la RDC est un scandale géologique, où, l’exploitation se fait abusivement sans tenir compte des certains normes nationale et internationales de l’exploitation.

Il a, en outre renchéri, que la RDC pourrait se transformer en scandale écologique, étant donné que, les normes d’exploitation ne sont pas requises.

Et, les principales causes à l’origine de l’effondrement du secteur minier sont, notamment, le secteur minier industriel, où, l’on note l’épuisement des réserves facilement exploitables ; l’insuffisance et la destruction progressive des infrastructures nationales de transport terrestre, maritime, aérien ;  le ralentissement de recherche géologique et minière ; la dégradation du cadre macroéconomique et les différentes guerres depuis l’accession du pays à l’indépendance.

Et, du côté minier artisanal, le manque d’encadrement de l’artisanat  minier entraine le gaspillage des  gisements et provoque de nombreux accidents. Et, la persistance de la fraude des substances précieuses et autres.

Les responsabilités sociétales des entreprises

Face aux éléments précités, il y a lieu de savoir que les responsabilités sociétales des entreprises minières vis-à-vis des  communautés locales, selon le code minier, le titulaire  s’engage à réaliser des actons de développement social et économique durable au profit des populations locales affectées par son projet. Tels que la création des écoles, des hôpitaux, etc.

Quant aux responsabilités gouvernementales sur les questions relatives au secteur minier, le professeur a fait savoir à l’assistance que les plus grands rôles et responsabilités reviennent au ministre national des mines.  C’est lui, qui a la responsabilité de création des zones d’exploitation artisanale et l’allocation des autorisations pour l’achat  des productions artisanales par les négociants autorisés. Et, il a le monopole d’octroi de l’autorisation pour le traitement des produits de l’exploitation artisanale.

Notons que le ministre provincial des mines n’a aucunes responsabilités ni rôle à jouer, cependant, le chef de division provincial des mines octroi les allocations des cartes de creuseurs.

Pour finir, le cadastre minier, cet organe a mission de faire l’enregistrement des zones d’exploitation artisanale et la vérification des titres alloués aux entreprises minières et la direction de géologie a pour attribution l’ouverture et la fermeture des zones d’exploitation artisanal, etc.

Dorcas NSOMUE